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November 16th, 2005

Aujourd’hui comme hier : attentats-suicides et Paradis

Page 102 du P.I.G.
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La promesse du Paradis à ceux qui « tuent et sont tués » pour Allah est la première justification des attaques-suicides : les attaquants « kamikazes » se réclament de cette promesse lorsqu’ils assassinent les ennemis d’Allah et meurent dans la foulée.

Bien entendu, en Amérique, les porte-parole musulmans ont été prompts à préciser que le Coran interdit le suicide : «Ô vous qui croyez ! Ne (…) vous tuez pas !» (Coran IV:29). Mohammed ajouta dans un hadith : «Celui qui commet le suicide par étranglement continuera de s’étrangler à jamais dans le brasier de l’Enfer, et celui qui commet le suicide en se poignardant continuera à se poignarder dans le brasier de l’enfer.»(1)

Mais l’influent érudit islamique Cheik Yusaf al-Qaradawi, récemment salué comme « réformateur » par l’islamologue John Esposito, a résumé l’opinion la plus courante ; la prohibition du suicide ne s’applique pas aux attaques «kamikazes», puisque l’intention des assaillants n’est pas de se tuer mais de tuer des ennemis d’Allah : «Ce n’est pas du suicide, c’est du martyre au nom de Dieu, les théologiens et les spécialistes en jurisprudence ont débattu ce point ; ils y voient une forme du jihad, d’une sorte qui compromet la vie du moudjahidin. Il lui est permis de mettre son âme en jeu, de croiser le chemin de l’ennemi et d’être tué.»(2)

Umm Nidal, la mère de l’attaquant-suicide du Hamas Mohammed Farhat, voit la mort sanglante et destructrice de son fils de la même manière – comme une grande victoire : «Le djihad est un commandement [divin]», explique-t-elle. «Nous devons sans relâche chercher à l’inculquer à nos fils. Le spectacle quotidien des massacres, de la destruction, du bombardement des habitations a renforcé dans l’âme de mes fils, et de Mohammed plus particulièrement, l’amour du djihad et du martyre (…) Loué soit Allah, je suis musulmane et je crois au djihad. Le djihad est l’un des éléments de la foi [islamique] et c’est ce qui m’a incitée à sacrifier Mohammed, au nom d’Allah. Mon fils n’est pas détruit ; il n’est pas mort. Sa vie est meilleure que la mienne.»

Umm Nidal poursuit : «C’est parce que j’aime mon fils que je l’ai exhorté à mourir en martyr au nom d’Allah… Le djihad est un devoir religieux. J’ai sacrifié Mohammed par esprit de devoir.»(3)

(1) Sahih Bukhari, Volume 2, Livre 23, n° 446

(2) “Al-Qaradawi full transcript,” BBC News, 8 juillet 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/3875119.stm). Voir aussi “La menace des djihadistes [suicidaires]”, Daniel Pipes, 27 juillet 2001 (http://fr.danielpipes.org/article/1787). Pour ce qui est des louanges d’Esposito, voir John Esposito, “Practice and Theory: A response to ‘Islam and the Challenge of Democracy,'” Boston Review, avril/mai 2003.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Entretien avec la mère d’un kamikaze” Dépêche Spéciale N° 391, 19 juin 2002 (http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP39102).

Posted by ajm in Ch. 08 - Le leurre du Paradis islamique, Enc. Aujourd'hui comme hier

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